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Indécent cette médiatisation outrancière qui a fait de cette conférence, « la » rencontre pour sauver le monde sans laquelle l’apocalypse était à nos portes.
Indécente l‘attitude des dirigeants des Etats, particulièrement les plus importants, consistant à imputer l’échec au système même des Nations Unies (désunies) dont ils sont pourtant les seuls décideurs.
Indécente l’attitude des mêmes dirigeants du Nord à exclure des principaux débats ceux du Sud qui sont pourtant les plus touchés par les conséquences des phénomènes de dérèglement climatique.
Indécent l’aveuglement antinucléaire de la plupart des ONG qui, outre le fait d’alimenter les énergies pétrolière ou charbonnière (énergies propres ?) génératrices de GES, veulent interdire une diversification à certains pays…
Bien sûr, dans l’accord final concocté par 28 pays du Nord les plus polluants, le pic supérieur des émissions n’est pas mentionné à l’horizon 2050. Il n‘existe pas d’objectifs contraignants. Les engagements sont plus près de 3 degrés (3°C) d’échauffement que des 2 degrés (2°C) péniblement admis.
Tout n’est pas noir cependant : des chiffres ont été avancés en faveur des pays du Sud. Certes, les 10 à 15 milliards de Dollars par an pour les 3 premières années sont très loin des 50 milliards de Dollars que « Droit à l’Energie » demandait dans son courrier aux dirigeants du 7 Décembre dernier. Et, nous attendons la confirmation des 100 milliards à partir de 2012. Nous serons surtout extrêmement vigilants à ce que ces sommes ne soient pas intégrées dans l’aide publique au développement que nous revendiquons comme d’autres, à 0,7% du revenu national brut. La France s’y est engagée pour 2015, chiche…
Pour ce qui nous concerne, l’action de « Droit à l’Energie SOS Futur » ne bougera pas d’un iota : nous continuerons à tout faire pour permettre l’accès universel à l’énergie, cette énergie qui associée à l’eau, permet l’éducation, la santé, l’émancipation de la femme et l’atteinte des Objectifs du Millénaire pour le Développement.
Nous continuerons à prôner l’utilisation massive des énergies propres, hydraulique, électronucléaire, éolien, biomasse, géothermie, solaire selon des pistes de solutions que nous proposons dans notre fiche « Environnement 2010. »
Nous prendrons en compte les conclusions du « Sommet Mondial sur la Sécurité Alimentaire » qui s’est déroulé à Rome au mois de Novembre et qui, bien qu’aussi important à bien des égards que celui de Copenhague, a été boudé (nouvelle indécence) tant par les médias que par les dirigeants des pays industrialisés.
Pour atteindre ces objectifs, nous agirons sur tous les leviers et vis à vis de tous les acteurs impliqués.
• Les institutions internationales et les Etats bien sûr :
Rappelons qu’outre les prochains rendez-vous « climat » de Bonn en Mai et de Mexico en Décembre 2010, se déroulera cette année, la 18ème Commission du Développement Durable des Nations Unies ayant entre autre pour thème : « Les transports, la gestion des déchets, etc… »
• Les opérateurs énergéticiens ensuite car fidèles à sa politique, « Droit à l’Energie SOS Futur » ne veut pas diaboliser les entreprises mais veut les pousser à des actions sociales particulièrement au Sud et, à des partenariats publics privés au bénéfice des populations.
• La société civile enfin : nos 400 organisations adhérentes dans 70 pays sont garantes d’un accompagnement efficace des actions d’accès à l’énergie, par leur connaissance du terrain, des populations et de la nécessaire durabilité.
Le Président,
Pierre-Jean COULON
Paris, le 22 Décembre 2009.
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