Faire du droit à l’énergie un droit fondamental
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Plus de deux milliards d’êtres humains n’ont pas accès à l’énergie et doivent se contenter du bois de chauffe avec toutes les conséquences que cela entraîne : temps passé à la corvée de bois dévolue aux femmes et aux enfants, et qui peut atteindre plus d’une demi-journée, exposition aux fumées et conséquences sanitaires, déforestation, désertification, émission de CO2.
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Les chiffres sont accablants :
- 65 % des habitants de la planète qui ont accès à l’électricité dispose d’une puissance inférieure à 180 W (environ trois lampes).
- Pour eux, la mortalité infantile est de 15% au lieu de 0,4% pour les pays développés. Leur espérance de vie est de 36 ans.
- Sans énergie, pas d’éducation, pas de chaîne du froid et, donc, pas de vaccins, pas d’eau potable.
L’inégalité face à la consommation est totale : un américain du Nord consomme 25 fois plus d’énergie qu’un africain, l’ensemble mondial des veilles des appareils électroniques représente le bilan énergétique annuel du Vietnam.
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DROIT A L’ENERGIE SOS FUTUR est une Organisation Non Gouvernementale internationale de droit français composée uniquement de personnes morales (associations, ONG, organisations syndicales nationales et internationales). A ce jour, elle compte environ 400 organisations adhérentes provenant d’un peu plus d’un peu plus de 70 pays et regroupe près de 40 millions de membres.
Notre association se fixe comme objectif de rassembler celles et ceux qui veulent agir en faveur de la reconnaissance du droit à l’énergie comme un droit fondamental de l’homme, partager l’énergie et protéger les équilibres de la planète et les intérêts écologiques des générations futures.
A cette fin, des forums mondiaux et des forums régionaux ont déjà permis la rencontre de plusieurs milliers de participants venus d’une centaine de pays. Ces rencontres entre associations, organisations syndicales, ONG, parlementaires français et étrangers, intellectuels, chercheurs, scientifiques et dirigeants des grandes entreprises du secteur énergétique sont des étapes préalables à la nécessaire émergence d’une éthique mondiale de l’énergie. Nous œuvrons parallèlement pour l’intégration de ce droit dans les textes fondamentaux et les activités des institutions européennes et mondiales.
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Par ses actions, DROIT A L’ENERGIE SOS FUTUR entend agir comme un révélateur pour mettre en lumière et analyser, au moyen de réflexions et études, les situations extrêmes du dénuement énergétique dans le monde. L’association, si elle part bien d’un constat, se veut constructive et force de propositions.
Elle a la volonté d’associer à ses objectifs et à ses projets les grands opérateurs du monde de l’énergie, publics et privés. Notre association, ses adhérents et ses partenaires sont convaincus qu’il est possible de concilier logique économique et droit à l’énergie dans une perspective de développement durable. C’est la raison qui l’a amenée à solliciter de participer aux travaux de l’ECOSOC (Conseil Economique et Social des Nations Unies) et, tout naturellement, à la Commission du Développement Durable. Cette démarche a été couronnée de succès car, en juillet 2004, DROIT A L’ENERGIE SOS FUTUR a obtenu le statut consultatif spécial auprès du Conseil Economique et Social des Nations Unies.
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La dimension du problème posé et de la tâche à accomplir nécessitent à l’évidence des dispositions particulières et un cadre institutionnel nouveau.
Notre association agit non seulement partout dans le monde où l’accès à l’électricité est impossible pour des raisons de développement et d’infrastructure, mais également dans les pays développés, en Europe, en France, où la précarité et la pauvreté amènent des femmes et des hommes à devoir se priver de ce bien essentiel.
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L’Association DROIT A L’ENERGIE SOS FUTUR préconise la création d’une Agence mondiale de l’électrification, dépendant des Nations Unies, qui serait l’interlocuteur unique manquant actuellement en matière de développement énergétique.
Une telle structure internationale permettrait de faire converger réflexions, efforts et moyens, ceux des Etats, des institutions internationales et des opérateurs, vers la réalisation de ces objectifs. Elle pourrait contribuer à mobiliser les capitaux nécessaires, dans un cadre transparent et démocratique, susceptible d’offrir aux investisseurs les garanties qui leur font défaut aujourd’hui, sur un échiquier financier mondial très instable, tout en conditionnant ces investissements à des engagements éthiques et durables.
DROIT A L’ENERGIE SOS FUTUR préconise également la création d’un Observatoire des ressources fossiles, considérées comme patrimoine mondial de l’Humanité.
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Par ailleurs, à l’heure où l’on évoque la responsabilité sociale des entreprises, notre ONG propose l’instauration de nouveaux critères d’évaluation de celles-ci, à l’image de l’indice du développement humain, créé par le PNUD, prenant en compte la dimension environnementale.
Celle-ci, ajoutée aux évaluations économiques et sociales habituelles pourrait déterminer le taux des prêts financiers.
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